Wednesday, May 17, 2006

BOUDDHA ETAIT OMNISCIENT


Je ne sais pas particulièrement méditer pour travailler mon éveil, par contre, il m’a fallu apprendre pour savoir.

Pour essayer de répondre à ce mystère, il faudrait d’abord définir des mots similaires comme le savoir, la connaissance et la science.

Le savoir en appelle uniquement à la mémoire comme celle d’apprendre ses cours ou d’avoir des renseignements. On peut même mémoriser des informations qui n’ont aucune utilité.
La connaissance fait le tour d’un sujet pour bien le maîtriser. On dit qu'un homme est en pays de connaissance, pour signifier qu'il est en un lieu où il a des connaissances, et qu'il a à traiter des matières qui lui sont familières. Agir, parler en connaissance de cause, c'est le faire pertinemment, pour raisons connues, celui qui connaît discerne.
Prendre connaissance d'une chose, c’est l'examiner et y réfléchir. Faire connaissance avec quelqu'un consiste en une rencontre attentive qui peut aboutir à créer avec lui quelque liaison.
La science des choses, c'est-à-dire celle qui a pour but de satisfaire notre esprit par la connaissance du vrai. Voir juste est la seule qui puisse avoir quelque solidité. Les sciences humaines ont des difficultés de concilier des points de vue différents, mais elles doivent dégager des connaissances de certaines choses utiles à la conduite de la vie.
La recherche scientifique correspond à un besoin de l’homme, celui de connaître et de comprendre le monde avec la société dans laquelle il vit. Ce besoin n’a pas à priori de justification économique ou politique ; il constitue, en quelque sorte, la finalité culturelle de l’activité scientifique.
La science et la technologie sont aujourd’hui des composantes essentielles de l’activité humaine dans les sociétés modernes. Elles influencent la vision que celles-ci ont de leur avenir, elles leur permettent de répondre à des demandes économiques, sociales et culturelles.
Toutes les sciences, qui sont soumises à l'expérience et au raisonnement, doivent toujours être augmentées pour devenir parfaites. Le propre d’une science est de pouvoir être transmissible et vérifiable par tout le monde.
Bouddha pouvait dégager à partir d’une poignée de feuilles ramassées d’une forêt des informations sur l’ensemble de la forêt. Le médecin en fait autant : à travers les informations de son examen et des explorations prescrites, il se fait une idée sur la santé du sujet.
Omniscient veut dire polyvalent. Bouddha ne s’est pas focalisé sur une discipline, mais son intérêt se portait sur tout ce qui l’entourait. Cet état d’esprit prévaut sur le contenu. Toute science étant évolutive dans le temps, son contenu n’est pas limité. L’omniscience ne conduit pas à un surhomme, on reste à la dimension humaine à la fois défaillante et mortelle.

Etre omniscient ne relève pas du miracle puisque la connaissance est accessible, mais être ouvert à toute chose, ceci ne s’adresse pas à ceux qui rejettent certains domaines de la vie sans raisons valables. Chercher l’information ou rencontrer les personnes qui nous renseignent sont aussi importants que le savoir.
L’organisation de la connaissance donne une qualité qui prévaut sur la quantité. La répétition d’une information permet l’apprentissage, mais mettre cette information en bonne place dans le bon état d’esprit n’est pas à la portée de tous.
Ceux qui ont développé une qualité à l’extrême qu’elle soit sportive, musicale ou artistique quel que soit le support ne doivent pas oublier leur dimension humaine qui leur donnerait une ouverture sur le monde et d’autres aspects de leur vie.

LA RETICULEE

L’attention et l’éveil sont des activités coûteuses en énergie. Nous ne pouvons pas être en alerte tout le temps et pour tout. Nous sommes obligés de nous relâcher, c’est ainsi que nous n’avons pas toujours un comportement raisonnable, nous agissons aussi par réflexe ou automatisme. Chacun de nous a son domaine d’éveil, mais ce que préconise Bouddha, c’est de toujours élargir son champ d’éveil.
Sur le plan physiologique, la réticulée est un réseau cellulaire situé dans le tronc cérébral. Le cortex dort tout le temps et c’est la réticulée qui l’éveille. Toutes les voies sensitives donnent des collatérales à la réticulée et sur le plan moteur, elle n’a pas d’action directe, mais elle peut amplifier ou diminuer une réponse motrice.
La réticulée joue aussi un rôle dans l’attention et la conscience. Sur un chat, si on place des électrodes, une sur le noyau cochléaire qui est périphérique et une autre au niveau des zones cérébrales auditives.
On fait un bruit neutre “clac”. On enregistre un potentiel au niveau du noyau cochléaire et un potentiel évoqué au niveau cérébral. Si on montre une souris et que l’on fait la même expérience, le potentiel cochléaire existe toujours, mais celui de la zone cérébrale auditive a disparu. L’attention du chat pour la souris a bloqué la réponse cérébrale. L’attention focalise la circulation d’informations dans certaines voies et bloque les autres.
La réticulée est la structure la plus fragile du système nerveux, c’est elle qui meurt la première. Il suffit que le sang soit déplacé lors d’un choc comme celui d’un coup de poing, pour qu’elle soit moins irriguée. Elle provoque la perte de conscience qui se produit lors d’un KO.
Lors d’un apprentissage, il faut que nos capteurs comme l’œil et l’oreille soient en face de la source d’information. Cette condition ne suffit pas, car on peut dévier notre pensée vers d’autres sujets que celui qui nous préoccupe. L’attention est obligatoire. Ensuite l’affectif et notre motivation sont nécessaires pour avoir envie et persévérer dans ce qui faut apprendre. Lorsqu’on a compris et assimilé le sujet, on peut le mettre en pratique.
Si l’information reste au niveau verbal, elle peut comme on le dit “Rentrer d’une oreille et sortir de l’autre”, ce n’est plus le cas, si elle a traversé le corps jusqu’aux mains. On a même remarqué que des enfants particulièrement désobéissants pouvaient détendre leur tympan jusqu’à ne plus entendre ce qu’on leur disait.
Nous avons un champ de conscience étroit dans le sens que le nombre d’informations traitées à la fois dans un instant donné, est limité. Par exemple, nous ne pouvons pas faire en même temps jouer du piano des deux mains, effectuer un calcul mental et rapprocher un objet avec nos pieds.
Au début de l’apprentissage, l’information occupe toute notre attention et notre champ de conscience. Par répétition et entraînement, cette information mémorisée et automatisée va prendre de moins en moins de place et laisser notre conscience disponible à de nouvelles informations.

L’OMNISCIENCE

Si classiquement, elle est l’art de tout savoir, mais aussi, l’art de tout comprendre. Si à chaque fois, on revient à la source de ce qui a généré ce qu’on observe, on remarque que la vie a utilisé un petit nombre de principes et une infinité de variantes.

L’intuition qui est une perception globale, émotive et réflexe ne permet pas d’analyser le principe qui a générer plusieurs applications. Il faut passer par le raisonnement et la règle pour le comprendre. Ces éléments sont paternels.

Ainsi les couleurs que l’on observe ne dépendent que de trois couleurs fondamentales.
Plus important que de tout connaître est de savoir chercher l’information. Il n’est pas nécessaire d’apprendre par cœur un annuaire pour chercher un nom.
Lorsqu’on est omniscient, on sera certainement surdimensionné au regard de la banalité de tous les jours et bien des ignorants arrivent à vivre correctement. Par contre, devant des épreuves difficiles, notre savoir est bien maigre pour s’en sortir.
Nous ne serons pas des dieux et restons à la dimension humaine. Nous sommes impuissants devant des grandes catastrophes comme les tremblements de terre, les éruptions volcaniques, les inondations, les incendies… On fait ce qu’on peut dans ces conditions pour y palier ou les prévenir.
Le génie humain se trouve en chacun de nous. On essaie d’être vigilant, mais on n’est pas à l’abri d’agressions, d’escroqueries et de malveillance de notre prochain qui a beaucoup d’astuces pour nous duper ou être de mauvaise foi.
L’omniscience s’adresse à la gestion de notre vie plutôt qu’à des événements ponctuels. Elle s’adresse à un univers infini, puisqu’il y aura toujours à apprendre et à comprendre, le plus important étant l’éveil de s’y intéresser.
Elle dépend aussi du savoir des autres. On aimerait savoir guérir le Sida et bien d’autres fléaux.

L’ESPACE DE VIE

L’espace de vie est l’ensemble des éléments avec lesquels nous avons ou nous pouvons avoir relation. Chez le nouveau-né, il est très restreint, chez l’homme éveillé, il est très large.

L’espace de vie est l’ensemble de notre univers, avec les centre d’intérêts et de compétence de chacun.

L’ECOLE DE LA VIE

Il faut la concevoir comme facile et efficace pour peut-être la voir naître un jour.
Elle a deux grandes directions : l’école de tout ce qui touche les humains et l’école des mains.
En ce qui concerne les humains, il faut apprendre à se servir de soi à bon escient, apprendre à vivre ensemble dans le groupe, l’institution, la foule.

Sans entrer dans le détail, il faudra éviter de tourner en rond, accepter ce que l’on ne peut pas modifier, éviter de porter préjudice et mériter la confiance.

Au niveau des mains

Développer nos outils : l’œil, l’oreille, la bouche et au niveau de la main, savoir faire un objet dans différentes matières : bois, métal, pierre, poterie, tissu, cuir… pour se familiariser avec le travail de ces matériaux, connaître les techniques de reproduction : prise d’empreinte, moulage, photo… et d’animation jusqu’aux techniques de pointe en informatique, internet…

Faire un objet ne différentes matières ne procède pas de la même technique puisqu’il faut adapter le matériau utilisé en fonction de la réalisation. Ce n’est pas un projet insurmontable, mais il vous permettra de vous familiariser à la matière sous toutes ses formes.

SI LE MONDE ENTIER ETAIT UN GRAND KIBBOUTZ ?

Les constats de violence et d’insécurité se multiplient de nos jours. Plus de policiers, plus de contrôles, plus de blindage et de barrières, plus d’alarmes … sont réclamées pour être tranquille. Toutes ces mesures font office de paravent puisqu’on soigne la conséquence et non la cause.
Ces mesures sont nécessaires faute de mieux, mais abusives vis-à-vis de gens corrects. Il est regrettable, pour une poignée de gens inconvenants, d’entretenir une méfiance vis-à-vis de tous. Il faudrait préserver et même élargir la surface d’échange avec les personnes de confiance comme si on faisait partie d’une même famille, tout en préservant leur indépendance et leur liberté. Une confiance peut se vérifier quand on le désire. Elle est un bien précieux à respecter et l’antidote le plus efficace contre l’insécurité. Le kibboutz actuel n’est pas parfait, mais il s’agit d’un état d’esprit où on ouvre ses portes à son prochain. Ne fait-on pas partie de la même famille des vivants ?

L’ECOLE DE STANFORD

Cette école de très haut niveau a été conçue pour former les jeunes loups de la société de demain. Pour les élèves, le prix en est très cher, la sélection est mondiale et très stricte. Il faut que les professeurs soient les meilleurs. Les milliardaires qui ont réussi socialement viennent donner des conseils et faire des cours pour transmettre leurs savoirs. Il est regrettable que cet enseignement de qualité ne profite pas à tous !
Le savoir précieux se monnaie très cher, il devient un pouvoir de domination. Pourtant ce que je sais ne m’appartient pas, il est simplement une transmission de mes maîtres, c’est à mon tour d’en faire profiter les autres, si je peux leur apporter un mieux.

L’ARCHE DE LA CONNAISSANCE

Nous avons tout ce qu’il faut pour faire de la vie un paradis, mais aussi d’en faire un enfer. Pourquoi ne pas regrouper au même endroit tous les moyens possibles pour les mettre à la disposition de la personne en difficulté, à travers la rééducation par les arts, j’ai regroupé toutes les techniques artistiques et artisanales pour les mettre à la portée d’un enfant et les perfectionner jusqu’au niveau professionnel. On peut visiter mes locaux de 400 m 2 qui abritent ces ateliers.
Une meilleure réalisation serait le village artisanal. Il en existe un dans la banlieue de Séoul en Corée. Sur un très grand espace, il existe des hameaux représentant une activité comme la poterie, la fonderie, le tissage… J’aurai aimé y faire figurer l’évolution depuis les techniques anciennes jusqu’au techniques de pointe.
Quel en serait l’intérêt ?
Le regroupement et la coordination des techniques permettent un gain considérable de temps et une compréhension nettement améliorée de ce qui nous entoure. Si on appréhendait le monde comme une mosaïque d’éléments hétérogènes, une vie ne nous suffirait pas pour les apprendre. Par contre, si on a compris que la vie a utilisé des principes simples et peu nombreux avec une infinité de variantes et d’applications, on aurait une vision panoramique de la vie qui rejoint l’omniscience.
La magie du savoir est de pouvoir transformer une personne naïve en personne compétente.
Un responsable des offices HLM témoignait à la télévision des efforts d’aménagement de ces logements avec la réfection des routes tandis que les locataires se plaignaient de l’insalubrité des habitations.

Au lieu de perdre son temps dans des dialogues stériles, j’aurai rassemblé des volontaires, formé des maçons, des peintres, des plombiers ou tout corps de métier dont on a besoin et avec l’achat de matières premières, on aurait fait tous les travaux voulus.

Si l’argent manque, on aurait pu organiser des spectacles, des repas, des kermesses pour en récolter. La difficulté serait la mentalité qui a tendance à faire appel à une entreprise de nettoyage publique pour ramasser un papier plutôt que d’envoyer ses mains !
Dans la théorie de l’évolution de Lamarck, l’organisme réagit, par lui-même, aux influences du milieu et élabore sa réponse adaptative. L’être humain, par sa prise en charge familiale, sociale et son éducation à consommer, a perdu ses facultés d’initiative, de responsabilité et de création.

LES CHROMOSOMES

Le programme de la vie se trouve dans le noyau cellulaire, au niveau des gènes des chromosomes.
Une protéine est un assemblage d’acides aminés dans une quantité et un ordre bien précis. Le chromosome a le modèle de cette protéine, il en fait une photocopie sous forme d’ARN messager qui traverse la membrane nucléaire pour se rendre dans le cytoplasme. Les acides aminés activés viennent se déposer à l’endroit voulu. Lorsqu’ils sont au complet, la protéine est synthétisée.
Si l’école de la vie avec l’école des humains et l’école des mains est structurée en ligne comme le chromosome, il s’agirait d’une trame où chacun selon ses goûts et ses compétences pourrait apporter sa contribution à l’endroit voulu ou puiser l’information cherchée. On évitera la dispersion de l’information et ses répétitions inutiles avec aussi des manques. Dans chaque métier, au temps d’acquisition des cours, il faut ajouter les temps de transports, témoins de nos déplacements. Ils sont énormes. Sans perte de savoir, on pourrait pour la même compétence, compacter l’information, si elle était coordonnée et pas dispersée.
Chacun de nous a un message à transmettre aux autres à condition qu’il dépasse les banalités et les contraintes de la vie quotidienne.

DU CHAOS A L’ESPOIR

L’ordre existant n’a jamais été satisfaisant à travers l’histoire et les continents. Pour les fatalistes, il ne peut en être autrement puisque la vie est ainsi faite et à chacun son destin. Il vaut mieux être riche et en bonne santé que pauvre et malade ! Pourtant si les sciences et les techniques ont toujours progressé, il existe une place à l’espoir.
Des performances extraordinaires sont réalisées aussi bien dans les techniques de pointe que dans les méfaits, dans l’activité que dans l’inertie. Comment peut-on vivre ensemble dans la dispersion et avec de tels écarts d’un individu à l’autre.

A notre époque, l’information n’a jamais été aussi abondante, les moyens autant à notre portée. A chaque fois on bouche les trous sans s’apercevoir que l’individu a régressé par les prise en charge et le modernisme.

L’école de la vie est une approche logique pour réunir ce qui est dispersé au niveau de l’individu (bouche, oreille, œil, main) et au niveau de l’information (l’école des humains et l’école des mains).

Les machines numériques parlent le même langage, elles s’entendent. Elles seront plus petites, plus performantes et moins chères, par conséquent plus accessibles. Si vous êtes au-dessous des machines, vous serez consommateur, si vous êtes au-dessus des machines, vous serez créatif, mais il faudra les apprivoiser par la technique.

Je ne cherche ni à plaire ni à convaincre et si un jour, si l’école était celle de la vie, je planterais un arbre dont je ne verrai pas les fruits.
Nous sommes ce que nous pensons, si on pense unité de l’homme et unité de la vie, nous réaliserons que pour améliorer notre sort, il faudra réunir ce qu’on a éparpillé.

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